LE PHYLLOXERA

La nuisibilité du Phylloxera par prélèvement de sève est faible, par contre la réaction des tissus de la vigne à la piqûre du puceron est à l’origine de troubles importants. Sur la partie inférieure du limbe, la piqûre de Phylloxera provoque, par prolifération et épaississement des tissus, la formation de galles qui contiennent des poils épaissis, l’insecte et ses oeufs. En sortant de ces galles, les larves peuvent former de nouvelles galles. Les variétés américaines, en particulier V. riparia et V. berlandieri, sont particulièrement réactives et sensibles aux symptômes foliaires. Ces symptômes explosent sur ces variétés au mois de juillet où les galles phylloxériques finissent par envahir l’ensemble du limbe. Ces galles, en compromettant le potentiel photosynthétique, induisent une diminution de l’accumulation des sucres dans les baies, sans importance notable sur porte-greffes et cépages hybrides. Par contre, elles peuvent s’avérer préjudiciables à la constitution des réserves dans les bois, ce qui peut nuire à la qualité des porte-greffes issus des vignes-mères en cas de forte attaque. Il n’existe pas d’insecticide homologué spécifiquement pour la lutte contre le phylloxera, mais la plupart des spécialités employées contre la cicadelle vectrice de la flavescence dorée (traitements obligatoires en pépinières et vignes-mères) possèdent une action sur le puceron, qui permet dans la majorité des cas de réduire les dégâts à un niveau peu préjudiciable. Sur V. vinifera, la réaction de la plante est bien plus faible et les galles, rarement observables, restent très petites, renferment moins de ponte et présentent un développement ralenti.

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POUR EN SAVOIR PLUS

Livres à consulter
  • Ravageurs de la vigne aux Editions Ferret
  • le Phylloxera, une guerre de trente ans de Gilbert Garrier (Edition Albin Michel)
  • Histoire de la lutte contre le Phylloxera en France de René Pouget.
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