LES CHRYSOPES

Les chrysopes sont des auxiliaires des cultures, ce sont des ennemis naturels de certains ravageurs de la vigne. Il existe plus de 130 espèces décrites en France, difficiles à distinguer entre elles, mais toutes d’efficaces prédatrices.

Comment reconnaître les adultes de chrysope ?

Les adultes sont des insectes de taille moyenne, de 10 à 14 mm  de long. Leur couleur peut varier suivant la saison de vert pendant l’été, à brun-rouge en fin de campagne sous l’influence du froid. Ils présentent de longues antennes filiformes. Les ailes sont parcourues par un réseau de nervures de formes hexagonales et sont disposées en toit sur l’abdomen.

Comment reconnaître les larves de chrysope ?

Les larves de chrysope sont caractérisées par la présence de longs crochets bucaux, plus longs que la tête, recourbés permettant de saisir leurs proies. Ces crochets leur permettent également de leur injecter leur salive et ainsi de sucer le contenu de leur corps. Il ne faut pas les confondre des larves de chrysope avec les larves d’hémérobe dont les crochets buccaux sont plus courts que la tête.

Comment reconnaître les oeufs de chrysope ?

Les œufs de chrysope sont de forme ovoïde et sont portés par un pédicelle dont la longueur peut atteindre 8 mm.

Quel est le cycle biologique de la chrysope ?

Une femelle peut pondre plusieurs centaines d’œufs en 2 ou 3 mois, isolément ou en groupe. La jeune larve est très active et un efficace prédateur. Elle se développe en 15 à 20 jours en deux mues. Deux à quatre générations se succèdent dans l’année. L’hivernation se fait au stade adulte ou au stade de prénymphe.

Quelles sont les proies du chrysope ?

Les larves sont de redoutables prédatrices. Elles peuvent engloutir au cours de leur développement jusqu’à 500 pucerons. Elles s’attaquent ainsi aux :

  • acariens
  • pucerons
  • psylles
  • aleurodes
  • cochenilles
  • oeufs divers
  • chenilles
  • larves de drosophiles (raisins atteints de pourriture acide)

Les travaux menés à l’IFV Bourgogne en 2005-2008 par Gilles Sentenac, montrent que des lâchers annuels de Chrysoperla lucasina, permettraient de limiter le développement des cochenilles d’Helicoccus bohemicusPhenacoccus aceris, et de P. aceris.

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