Le pédoncule de la grappe

2 Avr 2026

Par Alain Deloire, Professeur retraité de Viticulture, Institut Agro-Montpellier et Anne Pellegrino, Institut Agro-Montpellier
Les observations morphologiques et anatomiques des plantes, de leurs organes et de leurs tissus, ainsi que les descriptions qui en résultent, sont importantes car elles permettent souvent de mieux comprendre le fonctionnement du végétal dans son environnement.

Bien entendu, il est également nécessaire d’étudier les plantes à l’échelle cellulaire et de faire appel, notamment, aux disciplines de la physiologie, de la biochimie, de la biologie moléculaire et de la génétique.

Qu’en est-il du pédoncule des grappes ?

Lorsque l’on vendange à la main et que les grappes sont coupées, que se passe-t-il au niveau de la partie sectionnée du pédoncule, qui reste souvent attachée au sarment ?

La nécrose du pédoncule de la rafle peut-elle entraîner une nécrose des tissus du sarment au niveau de la zone de connexion entre la rafle et le sarment ?
Une première réponse peut être apportée par l’observation anatomique de la zone d’insertion du pédoncule sur le nœud du sarment qui porte la grappe.

Une coupe longitudinale du nœud (figure 1) d’un sarment au niveau de la jonction grappe-sarment met en évidence le diaphragme (confirmant que l’on se situe bien au niveau d’un nœud), la moelle (tissu brun), ainsi que le système conducteur (xylème et phloème, visibles en vert sur la photographie). Elle montre également que la nécrose du point d’attache de la rafle au sarment reste limitée et contenue.

Figure 1 : Le pédoncule relie la grappe de raisin (via la rafle) au sarment de la vigne.